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Bagosse

Défilé de la Foire Brayonne

Vidéo de Maxime Albert (Défil de la foire Brayonne)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo de la conférence de Presse

 

 

Marion Nadeau, président de la Société historique de Saint-Hilaire, serveuse (Alias Germaine Levesque conjointe de Mario Nadeau), Maxime Albert (Alias Marc Nadeau) et Yzabelle Ouellette, judoka du Club Kimo et garde du corps de Maxime lors de la guerre de "Nerf'"

 

Un p’tit coup pour un grand festival à la taverne de Maxime Albert

J’ai le plaisir de vous accueillir dans le musée sur la prohibition afin de vous présenter notre programmation officielle pour le Festival de la Bagosse.

Il a fait ses premières bouilles autour des années 2012. Rien à voir avec les deux jours que nous vous proposons aujourd’hui. Nous avons fait un bon petit bout de chemin, mais toujours en conservant sa bouille annuelle de la Bagosse. Si une chose n’a pas changé, c’est bien dans notre méthode originale et artisanale de préparer notre Bagosse, toutefois en raffinant nos procédés avec les années. Non pas que nous soyons rendus maîtres dans l’art de la distillerie, mais bien dans la qualité du produit que nous offrons avec les années.

Cette année, avec le support des fêtes de Canada 150, nous avons reçu un levier de 4000 $ nous permettant de développer deux jours de plaines activités pour tous les âges et conditions physiques. La première journée du festival est sous le thème de la « Journée des étoiles ». Ce nom est en honneur des feux d’artifice, du feu de joie, et aussi sert à désigner notre « étoile » de cette journée, une famille bâtisseur de Saint-Hilaire. L’histoire sera marquée par celle qui a apporté ses fruits et qui sera soulignée par la commémoration d’une plaque reliée à un arbre au Centre de loisirs. Il portera ses fruits dans les années futures pour signifier la continuité. En attendant que les arbres produisent et fassent guise de repas, nous vous offrirons un souper au hotdog suite au dévoilement.

La nouvelle Communauté rurale de Haut-Madawaska met aussi à la disposition, sa généreuse contribution, avec un investissement de près de 2000 $ en plus de nous accueillir, nous permet d’utiliser les facilités disponibles et les ressources humaines en place.

Le Festival de la Bagosse bien que le thème porte souvent à confusion, n’implique pas uniquement le fait de préparer de la Bagosse, mais se veut une fête familiale sportive et divertissante pour redécouvrir le Centre de loisirs de Saint-Hilaire. Chacun pourra retrouver à un moment donné une activité dont il sera intéressé à participer. Nous avons même conçu des combats de génération amicale. Nous aimerions créer une synergie entre les populations environnantes, et ce pour tous les âges.

Notre principal attrait pour les 18 ans et plus, est sans contestation la bouille de la Bagosse. Elle s’étendra sur deux jours soit de 9 à 17 h. Un invité « surprise » sera sur place pour prendre des photos avec les intéressés durant toute cette période. Nos distillateurs seront présents à tout moment pour vous donner les informations sur le procédé unique de la fabrication. Pour compléter dans le domaine historique, pourquoi ne pas s’offrir une petite visite du musée sur la prohibition. Ces visites auront lieu en après-midi et le départ s’effectuera de la « taverne à Maxime ». Pour la partie « plutôt sociale » de l’événement, nous avons voulu créer une vaste série d’activité pour tous les genres, des plus jeunes aux moins jeunes, actifs ou moins et pour certainement beaucoup de plaisir, une confrontation de générations. Nous aurons également des jeux de Baseball poche, « washer » qui font souvent au coeur des festivités familiales.

Dans le cadre des réjouissances, nous présentons 2 cliniques sportives soit de Tennis avec M. Michel Michaud et une de « pickleball » avec Daniel Nadeau. Réapprendre ou apprendre un nouveau sport et en plein air. Pour participer à ces cliniques, il faudra s’inscrire et un coût sera déterminé selon les intéressés.

Nous revenons avec un classique le jeu de hockey boule. Deux catégories bien distinctes soient les « Milléniums » 15 à 30 ans et les « Old Timer ». La bourse dépendra du nombre d'inscriptions, car la moitié des sommes récoltées ira aux deux équipes finalistes. Petite surprise, une grande finale de génération prendra place le dimanche en après-midi pour le plaisir de tous. Le prix des champions, rien de moins que du poulet... pour le succulent BBQ qui aura lieu en fin de journée. Pour ce BBQ nous devrions servir plus de 400 repas et les billets sont en vente auprès des différents association ou club tels que : Membre de la Société historique de Saint-Hilaire, Club de judo Kimo, Club de 50 ans et plus de Saint-Hilaire et Baker-Brook, AICEM (Association d’intégration Communautaire Edmundston Madawaska et au bureau municipal de Saint-Hilaire.

Deux heures sportives seront à votre disposition pour découvrir de nouveaux exercices, le « Flow Fit » avec Mylène Violette et aussi plus traditionnelle et pas moins attrayante avec Josée Daigle et ses judokas.

L’activité sans contredit la plus inusitée de la fin de semaine sera axée vers les 6 à 99 ans. Une guerre de « NERF ». Pas les nerfs au sens figuré, mais bien au sens propre du mot. Un terrain sera aménagé pour offrir un champ de bataille extérieur pour tous les participants. Il est noté que tous doivent s’inscrire et que le coût est de 20 balles de « nerf ».

Nous aurons de l’animation musicale, Karaoké, le samedi de midi jusqu’à la fin des activités et le dimanche en après-midi avec M. Marcel Fournier. Un jeu gonflable d’obstacle fera aussi office de circuit de compétition amicale pendant les deux jours.

Même s’il ne figure pas à la programmation officielle, des visites au Réseau Ferroviaire Moderne seront disponibles tout au cours de la fin de semaine. Il s’agit de Trains réduits à l’échelle HO. (1/87). Si vous n’avez pas compris de quoi il s’agit, nous vous suggérons cette visite avec M. Dion. Ce sera une visite d’un loisir technique et artistique qui vous apportera du plaisir et des connaissances instructives.

Et finalement, nous espérons que la participation au Festival de la Bagosse sera à l’égale ou supérieure à nos idées de grandeurs.

Le programme sera bientôt disponible chez des commerçants arborant notre affiche, au bureau municipal du quartier Saint-Hilaire ou auprès des membres de la Société historique.

 

 

 

 

 

Programme officiel :

Feuille inscription tounoi de hiockey boule et guerre de "nerf" :

Rélglement hockey boule et Guerre de "Nerf" :

Consulter notre facebook  

Ou communiquer avec nous par courriel   

 

Michel Michaud - Instructeur de tennis 

 

150e anniversaire de la « Taverne à Maxime »  À St-Hilaire

Le 16 août dernier a eut lieu le pique-nique du village de Saint-Hilaire jumelé à la journée de la Bouille de  la  « Bagosse ».  Parmi  l’un  des événements  à  souligner,  nous  avons  appris  au  cours  des  dernières semaines que la « taverne à Maxime » en arrivait à l’âge vénérable de 150 ans.

Le  complexe  Maxime  Albert  est  reconnu  comme  un  lieu important  du  commerce  d’alcool  pendant  la prohibition  des  années  1920-1930.  Dans  la  maison  construite  en  1865,  on  y  confectionnait  un  alcool maison  localement  appelée  «  bagosse  »  qui  est  toujours  une  tradition  au  village.  Son  architecture vernaculaire reflète la méthode de construction d’époque étant construite pièce sur pièce. La maison de 1895 était la résidence familiale de Maxime Albert. Elle est un bon exemple d’architecture vernaculaire des maritimes de cette époque. Maxime Albert aurait été à la tête d’un important réseau de  contrebande  d’alcool.  À  cette  époque,  Maxime  Albert  aurait  même  transigé  avec  des  personnages célèbres  tels  Al  Capone  et  Sam  Bronfman.  Homme  d’affaires  très  influent,  Maxime  Albert  était  très généreux  pour  sa  communauté.  Il  donna  un  terrain  pour  la  construction  du  presbytère  et  aurait également  contribué  financièrement  à  la  construction  de  l’église  du  village.  Cette  maison  représente l’histoire  peu  commune  du  village  de  Saint-Hilaire. Elle  est  un  véritable  symbole  de  l’âge  d’or  de  sa communauté.

Malgré  une  participation  mitigé  aux  activités  familiales,  la  municipalité  entent  revenir  avec  d’autres activités  pour  faire  revivre  la  vie  de  quartier  et de  bon  voisinage  au  centre  de  loisirs  de    la  petite municipalité. Pour ce faire, nous devrons probablement aller chercher la collaboration de citoyen pour nous  aider  à  comprendre  la  nouvelle  réalité  d’aujourd’hui  et  tenté  d’instaurer  de  nouvelles  façon  ou activités  qui  sauront  regrouper  nos  citoyens.  Le  maire  M.  Roland  Dubé  se  dit  toutefois  heureux  de  la belle journée que nous avons eut et remercie la Ministre, l’Honorable Francine Landry de sa visite afin de partager un « p’tit coup » de notre histoire. Nous vous invitons à surveiller nos activités à venir et à venir y participer.

 

Maxime Albert

 

Retrouver le passé pour s’en libérer

Une merveilleuse visite dans notre passé a eu lieu lors de l’exposition « Saint-Hilaire à l’heure de la prohibition » qui a débutée en août 2013, au Musée historique du Madawaska. Cette époque réfère à une période mouvementée où la fabrication artisanale et la vente non règlementée de boissons alcoolisées était interdite. Au Madawaska, ça se passe de 1917 à 1933. Aujourd’hui, ce voyage dans le passé est sur le point de se terminer avec l’arrivée d’avril.

Lors de ma démarche pour trouver des artefacts à exposer, j’ai eu l’occasion de parler avec plusieurs prêteurs ou donateurs. J’ai écouté le récit d’aventure d’une automobile Dodge 1937, conté par son propriétaire – ça c’est passé dans le feu de l’action! (Elle a failli brûler). J’ai aussi entendu la petite histoire d’une cruche ayant servi pour la bagosse à Baker-Brook; découvert la légende qui enveloppe le complexe Maxime-Albert, à Saint-Hilaire; et entrevu le secret d’une canisse d’alcool cachée dans la maison d’un contrebandier. Passionnantes, les astuces des « bootleggers »!

J’ai même rencontré une légende vivante : Élude Landry. Monsieur Lude, c’est un bon raconteur qui peut en dire long sur les alambics. L’alambic, si convoité pour l’exposition et si peu évident à retrouver, est au centre de plusieurs témoignages.

Loin d’élaborer un cours d’histoire, je partage ici un cas vécu. Je n’écris pas à titre de recherchiste. Je le fais pour donner la parole à un témoin du passé. Le témoignage est livré par une personne de notre région, dont je vais par respect garder l’anonymat. L’aventure se déroule à Lac-Baker.

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arrete

Cet alambic appartenait à mon père, R. A. Il ne fabriquait pas de la bagosse pour vendre, mais pour la famille et les amis. J’avais trois ans quand la police s’est présentée chez nous, pour poser des questions là-dessus. Le bruit avait couru que mon père faisait de la boisson, probablement après qu’un jaloux ait parlé.

Le policier à la porte avait comme six pieds de haut, je le regardais la tête par en-arrière. J’étais impressionné. Mon grand-père aussi était grand comme ça, un grand de six pieds. Ma mère se dépêchait de vider les bouteilles, au deuxième étage. Je ne savais pas qu’il fallait gagner du temps, alors je l’appelais : « Maman, maman, maman, maman, maman! » Je m’en rappelle encore avec clarté. Ma mère ne comprend pas que je m’en souvienne, elle me dit : « Tu avais seulement trois ans! »

Après ça, mon père a caché l’alambic sur sa terre dans le Grand Reed, par peur qu’il ne soit découvert. Il aurait pu avoir une « fine ». Sauf que, il a oublié où il l’avait caché. Je lui avais demandé où c’était, mais il ne s’en rappelait vraiment plus.

J’ai alors demandé à mon oncle de regarder pour, quand il irait à la chasse sur sa terre. Il a trouvé le « coil » et me l’a rapporté. Il n’avait pas retrouvé l’alambic. Je me suis dit que l’alambic devait être proche de l’endroit où il a trouvé le « coil », alors je lui ai demandé de me montrer où c’était. L’alambic était là, mais il avait été complètement aplati après qu’une débusqueuse ait passé dessus. Mon cousin a proposé de l’arranger, pour lui rendre sa forme originale. Il a dessoudé le « top », l’a débosselé, et ressoudé les pièces ensemble. Puis, il a rajouté de la peinture couleur cuivre par-dessus.

Je l’ai apporté à mon père un fois réparé. Les larmes de mon père coulaient à ce moment-là. Il ne pouvait pas le croire. (D’après interview, Lac-Baker, NB, 20 juillet 2013)

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Je trouve dommage, au cours de la restauration de cet alambic, que la bonne personne qui l’a réparé a trouvé le cuivre trop vert-de-gris. Son état bien oxydé témoignait, à mes yeux, de son passé chargé.

Comme on le sait déjà, la mémoire est une faculté qui oublie. Surtout s’il s’agit d’une personne qui s’est sentie menacée et qui a eu peur des démêlés avec les policiers. Face à la crainte, oublier devient une motivation puissante! La tradition orale a aussi ses limites.

L’histoire existe pour s’en rappeler. J’ai l’impression que retrouver une partie de son passé à dû être une véritable libération pour ce père et sa famille. Pouvoir faire enfin la paix avec le passé, et s’en libérer. J’en suis heureuse pour eux et je leur témoigne tout mon respect.

France Smyth, recherchiste
https://www.facebook.com/museehistoriquemadawaska?fref=ts

Photos jointes : Automobile Dodge 1937 (Pour replonger dans l’époque, imaginer les poursuites de voitures entre policiers et contrebandiers)

Bureau d’un policier fictif qui enquête sur Maxime Albert et Alfred Levesque (Mise en scène pour créer une ambiance, avec un vrai bureau de la douane)

Artefact exposé dans la salle du Patrimoine. À la lumière du témoignage, vous pourrez sans doute deviner ce que c’est!

Alambic et serpentin, qui laissait s’échapper la vapeur. Le serpentin, était, un peu plus loin, entouré d’un contenant d’eau très froide, qui avait pour effet de liquéfier la vapeur et de là, l’alcool. - Voir Revue de la Société historique du Madawaska, Vol. IX Nos 3-4, sept.-déc. 1981.

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Qu'est-ce que ?

Bagosse - Flacatoune

 

Le mot bagosse désigne l'alcool maison distillé clandestinement, très populaire durant la période de la Prohibition. Le mot a donné son nom à l'un des quartiers d'Edmundston, le Bagosse Town. L'origine du mot n'est pas claire; il pourrait venir de bagasse, la tige de la canne à sucre. Une fois qu'on en a extrait le jus, on peut la faire fermenter pour produire une eau-de-vie qui s'appelle le tafia, du rhum bon marché. D'autres mots que bagosse sont utilisés pour nommer ce genre d'alcool. On emploie aussi le mot flacatoune, qui signifierait le flasque à Toune ou la gourde à Toune, Toune étant le sobriquet d'une personne. D'autres emploient le mot anglais moonshine, boisson fabriquée au clair de lune en secret, et non en plein jour.

 

La Prohibition - naissance de la République du Madawaska

Le Madawaska se distingue encore par son attitude face à l'alcool. En 1916, le Madawaska, le Victoria, la Restigouche, le Gloucester et la ville de Saint-Jean permettent encore la vente d'alcool. Mais c'est déjà le régime sec pour 80 % de la population du NB et cette année là, le Madawaska devient alors un lieu de passage important du commerce illégal de l'alcool, entre les îles Saint-Pierre et Miquelon et les États-Unis. Des gangs locaux brassent de grosses affaires. Leurs chefs sont Maxime Albert de Saint-Hilaire, Fred Levesque d'Edmundston et Albénie J. Violette, alias Jos Walnut de Saint-Léonard. Ailleurs au NB, on commence à surnommer ironiquement notre région la République du Madawaska.

 

Alfred J. Levesque -

le sympathique bootlegger

 

Les anecdotes à son sujet sont innombrables et savoureuses. Par exemple, on raconte que Levesque déguisé en délégué du Pape et accompagné de nombreux faux prêtres aurait réussi à transporter de l'alcool en voiture ici même sur le pont international. On dit aussi qu'il se fabrique, responsable des activités financières de l'église, pour importer de l'alcool clandestinement à travers des matériaux de construction de l’église. En échange, il contribue 25 000$ à la construction de l'église de Saint-Hilaire et probablement autant à celle de Baker-Brook. Il décède à l'âge de 58 ans, en 1951. Plus de 1 000 personnes assistent à ses funérailles à la cathédrale d'Edmundston.

 

 

Bootlegger - mettre une bouteille le long de sa jambe dans ses larrigans

 

Le mot bootlegger - d'où provient le bootlegging - apparaît officiellement dans l'État de l'Oklahoma en 1889. Mais son origine serait plus proche de la frontière canado-américaine sur la côte Est. C'est une pratique courante des travailleurs forestiers de placer une bouteille de rhum dans leurs larrigans - sorte de mocassins de cuir imperméable, dont le haut de la jambe est ample. Bootlegging veut dire «faire de la contrebande», mais il signifie aussi «revendre de l'alcool illégalement».

 

 

Légendes

 

Ce clou aurait servi à la fixation du rail de train pouvant permettre de rouler l'alambic au fond de l'eau lors de l'arrivée des policiers.

 

 

 



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